Le dernier livre collectif, « Pistes narratives pour faire face au sentiment d’échec personnel et professionnel » aux Editions Hermann / L’entrepôt, vient de paraître !
Avec en ouverture l’article de Michael White : « Faire face au sentiment d’échec personnel » et des textes de Catherine Besnard Péron, Julien Betbèze, Pierre Blanc Sahnoun, Chantal Caumel, Béatrice Dameron, Jessica Fargeaudou et Elizabeth Taub Feld.

Le sentiment d’échec ne s’arrête pas à l’univers du travail. Il a pris sa place dans tous les domaines de la vie et c’est ce qui est décrit dans ce livre. Dans cet article, j’ai choisi délibérément de faire un focus sur l’entreprise même si tout ce qui est écrit peut être transposable dans la vie personnelle.
L’approche narrative aborde le sentiment d’échec d’une manière innovante notamment par rapport aux pratiques courantes du coaching en entreprise. Dans l’univers professionnel, le sentiment d’échec se manifeste parfois dans l’ombre d’une demande de l’entreprise et/ou d’une personne sur les thèmes de la confiance, l’affirmation de soi, savoir dire non, gérer ses priorités (être moins débordé), s’adapter à un nouvel environnement de travail, communiquer plus en douceur. Une autre question apparaît de manière implicite qui relève des devoirs de la personne et de ce qu’elle devrait faire ou être dans le poste qu’elle occupe et dans l’entreprise dans laquelle elle travaille. L’entreprise et la personne concernée décrivent le problème avec les mots « être plus ou être moins » ce qui traduit une graduation, une échelle pour évaluer toutes les expressions et comportements humains adéquates en entreprise. Il s’agit des normes standards qui définissent ce qui est inadéquat, anormal, inacceptable, inefficace, incompétent. Ces normes prennent une place considérable aujourd’hui dans la vie professionnelle et renforcent le sentiment d’échec en entreprise. Les effets sont identifiés sur deux aspects essentiels : la santé des salariés et la performance de l’entreprise. Un autre effet plus insidieux prend aujourd’hui son ampleur : une perte d’identité individuelle et collective pour chercher à tout prix à faire ou être ce que l’on demande tout étant déconnecté du sens donné à son travail; parfois un écart se creuse comme une faille profonde entre les attentes et la perception que l’on a de ses propres ressources pour les atteindre. Il est question de souffrance au travail et de burn out.
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